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La route vers le Kilimandjaro

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Article de Tyler Tervooren traduit par Sophie Marnez

La semaine prochaine, je partirai pour ma deuxième aventure d’alpinisme seulement, l’escalade du Mt. Adams dans la portion de la chaîne des Cascade Mountains qui se trouve dans la partie sud de l’état de Washington.

Assumant que j’arrive au sommet par beau temps, je pourrai voir le Mt St Helens de haut, celui que j’ai escaladé le mois dernier. Je dominerai aussi le Mt Hood au sud et le Mt Rainier au nord, deux autres sommets à expérimenter avant de partir pour des buts plus importants, plus éloignés.

Je peux déjà sentir la dynamique augmenter tandis que je me prépare pour le Mt Adams et que j’anticipe les Mts Hood et Rainer. Au même moment, cependant, je réalise que mon voyage ne fait que commencer.

J’ai la chance de vivre à Portland, en Oregon, avec un accès facile aux pics des Cascade Mountains. Mais malgré tout ce que je peux en apprendre, ma quête ultime est d’entrer dans le Club des Sept Sommets en atteignant le sommet de la montagne la plus élevée de chaque continent. Cela signifie que j’ai, vraiment, un bon bout de route à faire.

route vers le kilimandjaroCela dit, chaque bonne quête commence quelque part donc, naturellement, je planifie le premier de mes sept sommets aussi tôt que possible et cela commencera l’été prochain par le Mt Kilimandjaro en Tanzanie, en Afrique.

Les Cascades sont, à n’en pas douter, un excellent endroit pour apprendre les ficelles. Mais s’attaquer à une montagne comme le Kilimandjaro va représenter toute une autre série de défis auxquels, malheureusement, mes escalades dans mon voisinage ne vont pas me préparer. Et c’est le plus facile des sept sommets !

Altitude

Le Kilimandjaro culmine en Tanzanie à 5892 m et y monter puis en redescendre est une expédition d’au moins cinq jours. Il est fort possible de monter plus vite mais ça peut attirer des ennuis, et même la mort, pour un grimpeur qui ne prend pas soin de prendre son temps.

A cette altitude, une personne a besoin de beaucoup de temps pour s’acclimater physiquement à un environnement avec moins d’oxygène et une pression atmosphérique plus faible. Beaucoup se sentent prêts à grimper quand leurs corps auraient, en fait, besoin de plus de temps pour s’adapter.

Si je grimpe trop vite, il est possible que je finisse avec un cas sévère d’œdème pulmonaire – une condition mortelle avec un seul remède : une descente rapide. Malheureusement, le temps que vous réalisiez que vous en souffrez, il est habituellement trop tard pour faire la descente par vos propres moyens. Les chances qu’une équipe de secours vous sauve sont minces.

Service de guides

Il y a beaucoup d’alpinistes expérimentés qui organisent leurs propres expéditions sans guide pour faire le Kilimandjaro, chaque année. Mais je n’en ferai pas partie.

La plupart des gens ne le réalisent pas mais il y a beaucoup de politique impliquée quand il s’agit d’escalader des montagnes. Rien qu’obtenir les permis gouvernementaux nécessaires pour pouvoir vous rendre légalement sur une montagne populaire peut être une épreuve. Et naviguer à travers les relations souvent retorses qui se produisent sur une montagne de cette taille peut être également difficile.

La clause habituelle du bon Samaritain qui gouverne la plupart d’entre nous au niveau de la mer n’opère pas toujours de la même façon en haute altitude. Il y a beaucoup de débats sur la raison pour laquelle c’est comme ça et si c’est ou pas une bonne chose. Mais il suffit de dire que ce n’est pas une mauvaise idée d’être entouré de quelques personnes qui sont payées pour prendre soin de vous.

C’est le service qu’un guide est censé vous apporter mais en choisir un n’est pas aussi simple que de choisir un paquet de biscuits au supermarché. Comme dans n’importe quelle industrie, ils disent tous qu’ils sont les meilleurs mais il est difficile de dire lequel est le bon pour vous sans poser beaucoup de questions.

Puisque je serai encore un grimpeur relativement inexpérimenté, choisir le bon service de guides sera, pour moi, une très importante décision.

Piqûres, vaccins

Ce n’est pas habituellement l’habitude, mais le Kilimandjaro requiert un peu plus de préparation médicale pour les occidentaux que la plupart des autres montagnes. A cause de sa situation géographique et du temps passé par les grimpeurs à basse altitude avant et après leur escalade, il y a une longue liste de vaccins qui sont soit requis pour entrer en Tanzanie soit “hautement recommandés” par la plupart des gouvernements occidentaux quand vous quittez votre pays.

Je n’ai pas d’assurance maladie pour le moment et ce sera un autre obstacle à franchir pour moi. Mais vous pouvez être sûrs que je serai à jour de toutes mes vaccinations avant de partir.

Le coût

Après la peur, le coût est probablement la raison numéro deux pour laquelle si peu de gens attaquent un défi comme celui-là.

Il y a toutes sortes de coûts directs et indirects qui entrent dans la montée (et la redescente) d’une montagne comme le Kilimandjaro. Louer un guide, billet d’avion, logement, équipement d’escalade supplémentaire, visas, vaccins, etc. sont toutes les choses que je dois prendre en compte afin de faire de ce voyage une réussite.

J’estime qu’escalader le Kilimandjaro va coûter au moins 4000 dollars et ce sera, de loin, le moins cher des sept sommets.

Ne pas atteindre le sommet signifierait devoir refaire face à toutes ces dépenses de nouveau et ajouter une année à l’ensemble de mon programme.

Puisque je serai là-bas de toute façon, je pense que ce serait une honte de ne pas faire également un safari donc je planifierai aussi ce coût.

Note au vol : je tenterai d’économiser de l’argent sur les frais d’avion en courant l’un de mes sept marathons pendant que je serai sur place. J’espère que mon corps tiendra.

Je n’ai pas encore fait tous les calculs mais je m’attends à ce que grimper les sommets les plus élevés de chaque continent finisse avec un coût d’au moins 100 000 dollars.

Bien entendu, je travaille dur pour imaginer des moyens de beaucoup réduire ce chiffre pour moi-même ou pour quiconque partagerait ma fièvre des montagnes. Nous en reparlerons une autre fois.

Tout bien considéré, la route vers le Kilimandjaro est longue et ce n’est que le tout début. Il y a encore beaucoup de choses que je dois débrouiller et je suis sûr qu’il y a de nombreuses choses que je ne réalise même pas encore devoir débrouiller. Mais je suis heureux de savoir que j’ai un tel voyage devant moi.

Bien entendu, j’ai beaucoup de raisons de me réveiller chaque matin mais je ne mens pas quand je dis que c’est celle qui m’excite le plus et me pousse à sortir du lit.

Sur quelle route êtes-vous ? Et cela vous excite-t-il d’y être ?

Note : cet article est une traduction de l’article The Road to Kilimanjaro de Tyler Tervooren. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Crédit photo : Stig Nygaard

 

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