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Super prise de risques, partie 1 : Embrasser l’incertitude

Mettre au défi le cerveau reptilien
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Article de Tyler Tervooren traduit par Sophie

Cet article est la première partie d’une série de cinq que j’écris pour les aventuriers de la prise de risques qui cherchent à changer leur vie en prenant plus de risques.

N’importe qui peut faire quelque chose de dingue mais il faut un peu plus de finesse pour bien le faire et les étapes ne sont pas aussi bien connues que vous pourriez le penser.

Assurez-vous de revenir lire la suite des cinq piliers et obtenir ainsi des connaissances peu populaires mais très efficaces qui vont transformer vos idées effrayantes en réalité.

Pilier # 1 : Embrasser l’incertitude

Pilier # 2 : Oublier les probabilités de réussite

Pilier # 3 : Faire un plan avec une issue de secours

Pilier # 4 : Faire le saut en avant

Pilier # 5 : Jeter le plan B

Embrasser l’incertitude.

S’il y a bien quelque chose qui paralyse les gens encore et encore, c’est la peur de l’inconnu. Et pourtant quand il s’agit de vivre les vies que nous voulons vraiment, le seul chemin à suivre n’est jamais très défini.

La peur de l’inconnu et le cerveau reptilien

Mettre au défi le cerveau reptilienLa réponse naturelle de votre cerveau reptilien (la partie qui vous dit toujours de faire attention) à l’incertitude est la peur immédiate et le rejet. Il ne veut pas que vous changiez. La partie délicate est que cette peur et ce rejet ne se signalent pas habituellement par une manifestation dramatique d’émotions, on ne voit ça que dans les films. C’est plus sournois et bien plus subversif.

Voilà à quoi ça a de chances de ressembler :

Juste 10 minutes de plus sur Facebook

Encore un épisode et après je m’y mets

Je suis trop fatigué pour sortir rencontrer des gens ce soir

Encore un jour de nourriture pourrie et ensuite je commence mon régime

Le cerveau reptilien a été un composant très puissant de notre psyché depuis très longtemps et il connaît toutes les meilleures stratégies pour vous empêcher d’essayer quoi que ce soit qui n’est pas une certitude. Il sait qu’il n’a pas besoin de vous convaincre d’abandonner complètement votre idée. Il lui suffit de vous inciter à ne pas faire quelque chose de cinglé, là tout de suite – mais de le remettre à un peu plus tard.

Je travaillerai sur ma musique demain. Pour le moment j’apprécie vraiment cette série télé.

Je vais rectifier mes finances demain pour pouvoir quitter mon travail. Là maintenant j’ai besoin de trouver une bonne blague à poster sur Twitter.

Je chercherai un mentor plus tard. Pour le moment je suis vraiment plongé dans ce livre.

C’est une ruse brillante, réellement, parce qu’elle peut être répétée chaque jour et nous sommes heureux de nous y conformer. C’est ça qui est confortable.

Je suis victime de mon cerveau reptilien. Je le confronte chaque fois que je m’assieds pour écrire un article. Même celui-ci ! En ce moment même !

Comment l’emporter sur son cerveau reptilien

Le seul moyen de le battre est de faire complètement culbuter tout l’idéal de confort et de commencer à travailler dans l’autre sens. Nous devons rechercher et embrasser l’incertitude à tout prix. Nous devons rechercher les opportunités de prendre des risques dans chaque chose que nous faisons.

Plutôt que de rechercher plus des mêmes moyens de rester confortables, nous devrons chercher constamment de nouveaux moyens de devenir inconfortables. Vous voyez, le meilleur moyen de savoir que votre cerveau reptilien est en train de vous battre, c’est en ne réalisant même pas qu’il est là. Quand tout est calme, il se repose, en paix.

Vérifier Facebook, regarder la télévision et lire des magazines, tout cela fait le grand bonheur de votre cerveau reptilien. Soyez assurés, cependant, qu’il va se réveiller aussitôt que vous le confrontez avec une idée dingue comme vendre votre art, démarrer un business ou escalader une montagne. Il va pas seulement se réveiller, cela dit. Ça va l’emmerder.

Sal en a ras-le-bol.

Sal est mon cerveau reptilien et il est énervé que j’écrive ça. En fait, il est réellement énervé parce qu’il sait qu’il s’agit de lui. Le meilleur conseil que j’aie jamais reçu concernant la confrontation avec son cerveau reptilien m’est venu d’un mentor génial, Pam Slim. Elle disait que le meilleur moyen de confronter le reptile était de lui donner un nom et de le considérer plus comme un membre de l’équipe que comme un adversaire. Comme elle avait raison !

J’ai appelé le mien Sal Mander. J’en ai fait mon animal de compagnie et ça fait toute la différence du monde. Je suis sûr que ça a l’air ridicule mais c’est justement l’intérêt. En l’externalisant et en faisant de lui mon animal de compagnie imaginaire, je peux lui parler et le remercier de son attention à propos de mon bien-être –   exactement comme vous caresseriez votre chien sur la tête pour le remercier de garder la porte, la nuit.

Je peux imaginer Sal assis sur la table en face de moi, très frustré que j’écrive à son sujet. Et c’est exactement comme ça que je sais que c’est ce que je devrais faire. Plus Sal est agacé, plus je suis nerveux et incertain. Et, donc, plus il est probable que ce que je fais a un réel mérite. Je peux utiliser Sal comme un outil pour mesurer la valeur de mes projets.

Plus vous essayez ça, plus vous réalisez comme c’est amusant de faire face à l’inconnu et d’essayer des choses qui ne sont pas dans votre zone de confort.

Et c’est de quoi il est question à propos d’embrasser l’incertitude – pas juste reconnaître ou accepter que vous devez la supporter pour avoir ce que vous voulez réellement, mais trouver la joie et le plaisir qui peuvent venir de la recherche elle-même. Parce qu’il y a quelque chose qu’on ne vous a jamais appris à l’école : la recherche doit être amusante parce que la destination n’a pas d’importance.

Peu importe ce qu’on nous a dit, rien dans la vie n’est garanti, même si cela semble sûr et confortable. Et pour autant que ce soit vrai, nous pourrions aussi bien travailler à quelque chose qui fait une différence, pour nous et pour les autres.

Est-ce que vous embrassez l’incertitude ?

Note : cet article est une traduction de l’article Pillar #1 of Awesome Risk-Taking: Embrace Uncertainty de Tyler Tervooren. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Crédit photo : Johanna Madjedi

 

 

 

 

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