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Super prise de risques, partie 4 : Faire le saut

Faire le saut
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Article de Tyler Tervooren traduit par Sophie Marnez

Cet article est la quatrième partie d’une série de cinq que j’écris pour les aventuriers de la prise de risques qui cherchent à changer leur vie en prenant plus de risques.

N’importe qui peut faire quelque chose de dingue mais il faut un peu plus de finesse pour bien le faire et les étapes ne sont pas aussi bien connues que vous pourriez le penser.

Assurez-vous de revenir lire la suite des cinq piliers et obtenir ainsi des connaissances peu populaires mais très efficaces qui vont transformer vos idées effrayantes en réalité.

Pilier # 1 : Embrasser l’incertitude

Pilier # 2 : Oublier les probabilités de réussite

Pilier # 3 : Faire un plan avec une issue de secours

Pilier # 4 : Faire le saut en avant

Pilier # 5 : Jeter le plan B

Faire le saut

Faire le sautVous avez appris à embrasser le risque, à oublier toutes les probabilités qui ne vous sont pas favorable, à planifier de jeter votre plan à la poubelle. L’étape logique qui vient ensuite dans le processus est donc, bien évidemment, de l’exécuter. C’est facile à comprendre. Mais ne soyez pas trop surpris si la partie la plus facile du processus à comprendre est absolument la plus difficile à mettre en œuvre effectivement.

Quand vous êtes finalement prêt à vous lancer et qu’il est temps d’agir, tout un tas de préoccupations que vous pensiez avoir traitées reviennent soudainement pour vous confronter de nouveau. Dites bonjour à votre cerveau reptilien, parce que le voilà.

Cela peut être le commentaire inoffensif d’un ami qui vous demande comment ça avance. Peut-être qu’à la dernière minute vous réalisez qu’il y a un meilleur moyen de vous y prendre et maintenant, vous voulez intégrer cela dans votre plan. Peut-être que vous avez des arrière-pensées et que vous vous demandez même si vous devriez agir sur une idée aussi folle. Quoi qu’il en soit, la peur est de retour et vous n’êtes, de nouveau, plus sûr de vous.

Je ne sais pas s’il y a un moyen d’éviter ce genre de syndrome d’hésitations de dernière minute. S’il y en a un, je ne l’ai pas trouvé. En fait, je perds presque le souffle chaque fois que je publie un article que vous allez pouvoir lire. Je suis même en train de batailler en ce moment alors que je me prépare à envoyer cet article dans le monde.

Et si vous le haïssiez ? Et même pire : et si vous l’ignoriez ? Je pensais avoir dépassé ça mais, sans exception, le voilà encore.

Ne paniquez pas à propos de votre panique.

C’est juste votre ami, Monsieur Cerveau Reptilien ( ou dans mon cas, Sal) qui vous offre une dernière opportunité d’auto-sabotage. Votre meilleure chance est de le remercier pour sa sollicitude, tout simplement, de prendre une dernière grande inspiration et de vous rappeler que vous vous êtes déjà engagé. Ensuite, allez-y.

Appuyez sur la détente. Cliquez sur le bouton. Passez le coup de fil. Faites le saut. Faites ce que vous avez à faire pour mettre le plan en marche.

Souvenez-vous : les idées n’ont aucun pouvoir, ce sont les actions qui en ont. Tout le monde, et je veux vraiment dire tout le monde, a des idées pour changer le monde. Mais très peu de ces idées auront jamais l’opportunité de changer effectivement le monde. Si vous en avez une – et je sais que vous en avez une – c’est de votre responsabilité, de votre devoir, de la lancer.

Les idées sont innombrables. Les actions sont rares. Ce qui est rare a de la valeur. Vous voulez ce qui a de la valeur.

Si vous savez que vous allez avoir des difficultés à aller jusqu’au bout par vous-même, je vous recommande fortement de rendre les choses publiques. Dites à votre familier quel est votre plan. Dites-le à vos amis. Dites-le à des étrangers complets si vous le voulez. Présentez-le à l’extérieur, au monde.

Vous ne cherchez pas des conseils (vous allez en avoir des tas de toutes façons) et vous ne cherchez pas une validation (tout le monde aura bien trop peur pour vous la donner). Vous ne cherchez que des gens qui vont occasionnellement vous demander : “Et, comment est-ce que ça avance ?”

J’avais un ami, on va l’appeler Marc, qui était une machine à idées réellement étonnantes.

Chaque fois que je le vois, il a la réponse à l’un des grands problèmes de la vie. Je n’exagère pas. Quand il n’arrive pas avec de nouvelles manières de résoudre le réchauffement global, il trouve des moyens de faire des tonnes d’argent en aidant les gens à résoudre des problèmes très réels.

Cependant voilà le truc – et cela me fait de la peine de le dire : Marc ne va jamais faire aucune de ces choses.

Il ne va pas jusqu’au bout. Il adore proposer des idées géniales mais il manque totalement de la motivation pour les transformer en réalité. Les idées coulent librement de lui comme elles le font pour la plupart d’entre nous. Mais agir pour les transformer effectivement en un mouvement ou un produit réel est un travail dur et il est plutôt opposé à cette idée-là.

Laissez-moi être réellement, réellement clair :

Vos idées qui changent le monde, celles qui vous sont arrivés dans un éclair de génie de cinq secondes, vont nécessiter des tonnes et des tonnes de travail réellement difficile pour faire qu’elles existent en dehors de votre tête.

La bonne nouvelle est que vous n’avez pas besoin de tout faire en même temps. Vous pouvez le faire petit à petit et faire le pas initial est ce qui fait tout démarrer.

La plupart du temps, avoir simplement quelqu’un qui vous demande des nouvelles est suffisant pour vous motiver à aller jusqu’au bout. Si vous êtes particulièrement masochiste, vous pourriez même le dire à vos plus grands critiques. L’attitude “Je vais leur montrer de quoi je suis capable” peut être immensément fructueuse pour les bonnes personnes.

Danger : vous devriez déjà savoir si vous êtes le type qui va tirer profit de cette approche. Si vous vous demandez si c’est bien vous, ça ne l’est pas et vous ne devriez pas utiliser cette méthode. Elle va saper votre énergie et vous exploser à la figure. Je ne suis définitivement pas ce type de personnes alors je tends à choisir avec soin avec qui je partage mes plans.

Quoique cela exige, vous devez faire le dernier pas pour mettre vos plans en action. Vous êtes arrivé trop loin maintenant pour gaspiller tous ces efforts.

Quelle que soit les probabilités que vous avez ignorées, elles sont insurmontables sans action.

Si vous voulez augmenter vos probabilités de poser un acte tout en faisant face à la peur, essayez d’organiser votre plan de telle manière que vous deviez l’arrêter plutôt que le démarrer. Au lieu de dire : “Ce jour-là, je vais faire ceci”, dites : “Ce jour-là, je vais devoir m’arrêter de faire ceci”.

Peut-être que cela signifie acheter un billet d’avion. Peut-être que cela signifie dire au monde que vous faites un lancement. Quoi que ce soit, faites en quelque chose d’automatique de telle sorte que le jour J, vous deviez le stopper plutôt que de le démarrer.

Souvenez-vous, votre sort n’est pas jeté juste parce que vous avez basculé l’interrupteur. Faire le saut est la première étape pour tester et ajuster votre plan vers la réussite. Les possibilités sont sans fin maintenant.

Vous n’aurez jamais les réponses avant de vous engager à poser toutes les questions. Alors appuyez sur le bouton et mettez-vous au travail.

Note : cet article est une traduction de l’article Pillar #4 of Awesome Risk-Taking: Make the Leap de Tyler Tervooren. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Crédit photo : Vishal Patel

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